Entretien avec Etienne Damome, responsable du master

Formation universitaire, pluridisciplinaire et professionnelle, le master Communication des organisations forme des communicants capables d’allier la culture des sciences humaines et sociales et une culture professionnelle polyvalente à travers trois parcours en M2 : le parcours Audit et expertise en communication, le parcours Communication publique et politique et le parcours Stratégies et produits de communication. Responsable du master communication des organisation, M. Etienne Damome, nous en fait découvrir davantage sur cette formation, une des meilleures de France qui rayonne à travers le monde.

Crédit photo : Eléanor Douet et N’daricaling Loppy

« Une étude de cas réalisée sur les formations en Master Communication des Organisations en France et en Europe révèle qu’il n’y en a pas de nettement mieux que la nôtre »

 

Selon-vous, qu’est-ce qui fait la force du master Communication des organisations ?

C’est un master inscrit dans son temps et qui fait un effort pour s’adapter à l’évolution du milieu professionnel. C’est surtout un master dans lequel les étudiants pourront acquérir une dimension critique indispensable à des postes de responsabilité et le réflexe de penser l’action de communication dans sa globalité.

Quels sont les défis auxquels la formation de l’ISIC doit faire face ?

Les mutations du secteur de la communication tout d’abord. Elles sont dues à la fois à la crise économique, au développement du numérique et à l’apparition de nouveaux métiers et de nouvelles compétences. L’insertion professionnelle ensuite. Le secteur de la communication est bouché. Il est important pour nous de redoubler d’imagination pour renforcer la professionnalisation du master pour que nos étudiants ne peinent pas énormément à tirer leur épingle du jeu.

Quelles sont les grandes améliorations ou évolutions que va connaître le master dans les prochaines années ?

Nous travaillons à accentuer le lien avec le milieu professionnel, à accroître les compétences linguistiques et la culture numérique. La formation à l’entrepreneuriat reste aussi une priorité.

L’alternance et l’apprentissage font partie des offres de formation de beaucoup d’écoles concurrentes de l’ISIC. Selon vous pourquoi les formations de l’ISIC n’offrent-elles pas encore ces possibilités ?

Jusqu’à récemment, le contrat de professionnalisation et le contrat d’apprentissage n’étaient pas vraiment ouverts aux formations professionnelles universitaires de haut niveau. A cela s’ajoute le fait qu’il faut avoir un CFA dans son domaine de compétence, ce qui n’est pas encore le cas pour les formations de l’ISIC. Le seul CFA existant à l’université Bordeaux Montaigne est exploité par l’IUT pour former des documentalistes, des bibliothécaires et des libraires. Ces toutes dernières années, des assouplissements ont été introduits permettant à toutes les formations de s’ouvrir à l’alternance. De plus en plus d’étudiants en font la demande à juste titre, de nombreuses entreprises également. Le master communication des organisations recherche la meilleure formule pour la nouvelle maquette qui rentrera en vigueur à partir de septembre 2016.

La taxe d’apprentissage, qu’est-ce que c’est et pourquoi son paiement est-il si important pour le master communication des organisations et l’ISIC ?

Suite à la loi LRU (ayant institué en 2007 l’autonomie des universités), nous voyons nos moyens diminuer sans discontinuer d’au moins 10% chaque année. La faute à qui ? Au fait que les facs de Lettres, des Sciences humaines et sociales n’attirent pas vraiment les bailleurs de fonds et qu’elles-mêmes n’ont pas encore intégré la culture commerciale. Pour que nous puissions conserver un tant soit peu des formations de qualité, la taxe d’apprentissage est donc la bienvenue. Il s’agit d’un impôt que toutes les entreprises soumises à l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés versent chaque année à l’État, quel que soit leur statut : entreprise individuelle ou société, entreprise commerciale, industrielle ou artisanale, entrepreneur individuel, association, coopérative agricole ou groupement d’intérêt économique (GIE). Or l’État leur donne la possibilité d’en faire bénéficier directement une formation de leur choix au titre de la contribution aux dépenses de l’apprentissage et de la formation technologique et professionnelle.
Lorsqu’elle est versée, cette somme ne sert pas à abonder le budget de l’université. Elle est mise directement à la disposition de la formation bénéficiaire pour le financement des projets pédagogiques professionnels, pour la prise en charge du déplacement et du logement des intervenants professionnels venant de loin et parfois pour rémunérer des interventions occasionnelles de professionnels. Si on avait chaque année un peu d’entrées de ce côté-là, on n’hésiterait pas à rechercher, partout où ils se trouvent, les spécialistes qu’il nous faut dans tous les domaines et nos projets tuteurés seraient de vrais projets professionnels. La qualité d’une formation professionnelle est à ce prix.

En tant que responsable du Master quelles sont vos ambitions pour la formation ?

Mon souhait est d’en faire la meilleure offre de formation en communication des organisations qui puisse exister et qu’elle rayonne au niveau national et international. On n’en est pas très loin. Une étude de cas réalisée par les M2 sur les formations similaires en France et en Europe afin de nous aider à élaborer la prochaine maquette, révèle qu’il n’y en a pas de nettement mieux que la nôtre. Elle gagnerait donc à être connue.

Avez-vous un appel à lancer ?

Oui pour un réseau d’anciens plus actif et plus engagé dans la vie du master.
Oui, pour que l’annuaire des anciens soit plus garni qu’il n’est actuellement.
Oui pour que les anciens viennent nombreux à la soirée que nous leur consacrons chaque année. Pour rappel cette année elle se tient le 13 mars 2015.

Messan Todo-Alipui

 

Nadège, ancienne étudiante : ce qu’elle est devenue

Formation professionnalisante, l’ISIC s’emploie chaque année à propulser ses étudiants (de M2) vers le monde du travail. Avide de recherche, certains choisissent plutôt la voie du doctorat : c’est le cas de Nadège, 37 ans, professeure à l’UQAM (Université du Québec à Montréal) pour qui le parcours professionnel combine « apprentissages théoriques et pratiques ».

Affublée d’un parcours plutôt atypique, notre ancienne étudiante en parallèle de son doctorat en communication publique et journalisme politique commence à travailler comme auxiliaire d’enseignement et de recherche (pour les départements de communication et information et de sociologie) puis comme chargée de cours (pour l’Université de Sherbrooke, Québec), avant d’être engagée comme consultante en édition et en communication par un ministère québécois.
Fonctions qu’elle a ensuite quittées pour assurer le poste de coordonnatrice des communications d’un théâtre car dit-elle, « le milieu culturel m’intéressait particulièrement et je souhaitais en outre élargir ma palette d’activités, en particulier sur le plan des relations de presse ».

Fin 2010, Nadège reprend le chemin de l’université en effectuant un stage post-doctoral au sein du Groupe de recherche sur les mutations du journalisme, se penchant sur l’évolution des rapports professionnels entre journalistes et communicants dans le milieu culturel et artistique québécois.

Elle dirige depuis 2013 le Laboratoire d’analyse de presse Caisse-Chartier, l’unité de programmes de 1er cycle (Licence) en communication publique tout en étant responsable du Certificat en communication socionumérique des organisations).

Quant à sa formation à l’ISIC, elle en garde « de très bons et affectueux souvenirs » :
« J’ai pu y valider et consolider mon intérêt pour l’écriture et les dimensions sociales et publiques de la communication. L’ISIC a été pour moi un terrain libre et très fertile de découvertes, de rencontres et une école de la débrouillardise et de l’entraide. Humainement, j’y ai trouvé des personnes très attachantes, dont plusieurs sont devenues des amies proches. Par Facebook, Skype, mail ou en personne, on continue à croiser nos horizons ».

Les avis d’anciens étudiants

Les trois parcours Communication Publique et Politique, Expertise Audit et Conseil et Stratégies et Produit de communication ont candidaté au classement SMBG 2015 des meilleurs masters. Les résultats du classement sont attendus pour mars 2015. Mais les notes et avis d’anciens étudiants sont d’ores-et-déjà disponibles.

smbg

Commentaires des étudiants : quel est le principal atout de ce master ?

« La combinaison entre cours théoriques et pratiques, la compétence des enseignants chercheurs. »

« Un master à l’enseignement complet dispensé par une équipe éducative compétente et connectée au monde du travail. »

« Nous arrivons avec un vrai bagage qui nous permet d’être des communicants opérationnels et réfléchis. »

« Un apprentissage complet : travail en groupe, réflexions stratégiques. Une formation pour être opérationnel à la sortie du master 2. »

« L’ouverture vers des matières de sciences humaines qui nous permettent d’appréhender avec une grande justesse notre métier. »

« Les intervenants extérieurs apportent un vrai plus dans la professionnalisation de l’étudiant avec des mises en situation très réalistes et un carnet d’adresse très développé »

« La sélection pour rentrer dans la formation, les promotions de quinze étudiants et la qualité des enseignants et intervenants. »

Retrouvez l’intégralité des réponses selon le parcours :

Orchestrer son retour en politique

Sébastien, en master 1, parcours Communication Publique et Politique, nous présente son Travail Personnel de Recherche. Il s’intéresse au retour en politique de Nicolas Sarkozy et à la construction d’une stratégie de storytelling.

Le TPR fait partie intégrante du programme du master 1. Pour découvrir les autres temps forts du programme, rendez-vous sur la page Le master.

Les CPP à Cap Com !

Les 13 étudiants du parcours Communication Publique et Politique ont eu la chance de participer au 26e forum de la communication publique et territoriale Cap Com, du 9 au 11 décembre. L’occasion d’assister à des conférences et de rencontrer des professionnels de la communication publique.

L’équipe au complet (Source : flickr.com/photos/cap-com/)

9 décembre, 11 heures, gare Saint-Jean à Bordeaux. Les 13 étudiants du parcours CPP sont prêts à rejoindre la capitale lorraine : Metz. Une fois sur place, ils ont pu assister à la remise des prix de la communication publique et rencontrer des professionnels lors d’un cocktail à l’hôtel-de-ville.

C’est le lendemain que les choses sérieuses commencent. Réforme territoriale et communication, démêler les relations avec les médias, participation des habitants… sont quelques-unes des thématiques abordées durant les deux jours de forum. L’équipe a été chargée par la présidente de l’association Cap Com de la rédaction de comptes-rendus de certaines rencontres.

Source : flickr.com/photos/cap-com/

Des étudiants sérieux, au premier rang ! (Source : flickr.com/photos/cap-com/)

Source : flickr.com/photos/cap-com/

Source : flickr.com/photos/cap-com/

L’expérience – très enrichissante sur le plan professionnel – restera un excellent souvenir pour les 13 étudiants !

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