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Voyager grâce aux stages

“Les voyages forment la jeunesse”, tel est le dicton que nous entendons régulièrement. Et si le stage devenait une occasion de partir ? Ce fut le cas pour trois étudiantes en M2, Pauline, Céline et Hélène, qui ont mis le cap sur la Réunion. Elles partagent cette expérience avec nous.

 

Quelles ont été vos premières impressions en arrivant à la Réunion ?

Céline : Très bonnes ! Dès la sortie de Roland Garros on prend un superbe panorama sur les montagnes qu’on a d’autant plus le temps d’admirer lors de l’attente pour payer le parking, attente qui se fait sous une humeur plus que joviale : bienvenue à la Réunion, les bases sont posées !

Hélène : Je suis originaire de l’île de la Réunion, j’y ai grandi jusqu’à l’âge de 18 ans. Mes premières impressions en arrivant étaient donc de l’ordre du soulagement du retour au pays (pour exagérer).

Pauline : Ce voyage à la Réunion fut mon premier long séjour à « l’étranger », même si cette île est un Département français. Je suis donc partie un peu inquiète (« vais-je me plaire là-bas ?, vais-je rencontrer beaucoup de gens, le stage va-t-il bien se passer ? ») mais surtout ultra surexcitée de partir à l’aventure et de découvrir une nouvelle région à 10 000 km de chez moi pendant 4 mois ! J’ai atterri un mardi midi, après 11h de vol dans les jambes, et en plein été austral. La fatigue a vite laissé place à l’émerveillement de la découverte et au plaisir du soleil après avoir quitté Paris sous la grisaille.

Stage à la réunion

Plage de la Réunion

Montagne Maido

Le piton Maïdo

Avez-vous trouvé facilement un logement sur place ? Le coût et le rythme de vie sont-ils différents ?

Céline : Oui assez facilement, en une semaine environ. Il me semble que ce n’est pas le logement qui est difficile à trouver mais plutôt le logement qui correspond à ses moyens. Je parle surtout de l’accès car sans voiture à la Réunion il faut privilégier des logements faciles d’accès (ça peut se corser à ce moment-là), c’est-à-dire desservis par les transports en commun (là encore c’est assez délicat car le réseau de transport en commun est parfois un peu…comment dire, lacunaire).

Le coût non le rythme oui ! Pour le coût il ne me semble pas que cela soit plus cher, si ce n’est quelques écarts notables avec les produits en métropole on peut vivre pour pas trop cher à la Réunion. Si l’on veut manger « à la française » oui c’est cher mais sinon non, disons qu’on peut très bien vivre avec peu d’argent là-­bas, selon moi.

Hélène : Le logement peut être un problème lorsqu’on arrive sur l’île sans n’y connaître personne, ce qui n’est pas mon cas : quelques amis ainsi que la branche paternelle de ma famille s’y trouvent toujours installés. Comme je prévoyais de rester plus de trois mois, et que nous étions deux à héberger (je suis partie avec Céline), nous avons trouvé en quelques jours une collocation par l’intermédiaire du Bon Coin, située à égale distance de nos lieux de stage respectifs (elle à Saint-Denis, moi à Saint-Gilles).

Le coût de la vie est plus élevé dans l’île qu’en métropole du fait de la taxe d’importation et de la situation de quasi-monopole des quelques distributeurs : à produits égaux, les prix sont doublés voire même triplés dans les grandes surface. Consommer local et acheter ses produits au marché forain restent les meilleurs moyens de ne pas se ruiner.

Le rythme de vie est souvent qualifié de beaucoup plus « cool » qu’en métropole, bien que je ne ressente pas personnellement une différence énorme avec la vie à Bordeaux. Mes compatriotes bordelais pensent évidemment le contraire.

Pauline : J’avais réussi facilement à trouver un logement grâce à des amis d’amis, qui vivent sur place depuis une trentaine d’années et qui avaient un studio à me louer non loin du rectorat. Sur place, le coût de la vie est un peu plus élevé qu’en métropole, surtout pour l’alimentation. Pendant ces 4 mois, j’ai donc privilégié les fruits et les légumes achetés au marché, moins chers qu’en supermarché et surtout meilleurs ! Au niveau du rythme de vie, il faut savoir que le soleil se couche relativement tôt dans l’océan Indien (18h été comme hiver), les gens se lèvent donc assez tôt le matin pour profiter de la journée. Dès que le soleil disparaît, il n’y a plus beaucoup de personnes dans les rues…

Comment s’est passé l’accueil au sein de la structure ? Quelles étaient vos missions ?

Céline : L’accueil s’est très bien passé, j’ai été entourée de personnes adorables qui m’ont bien encadrée. J’ai pu prendre mes marques rapidement au point de ne plus vouloir quitter ma structure ! En tant qu’assistante de production mes missions étaient celles du métier : gestion de budgets, recherche de prestataires, gestion de plannings, coordination…

Hélène : J’ai été très bien accueillie par l’équipe de mon agence d’accueil, qui m’a tout de suite adoptée et confié des missions dans l’autonomie la plus totale. Mon travail fut extrêmement  varié en trois mois : suivi de production, réflexion stratégique, reporting d’évènement, démarchage client, stratégie de marque, benchmark, etc. Le fait d’évoluer au sein d’une petite agence m’a fait agir à peu près à tous les niveaux.

Officiellement j’étais l’assistante d’une des deux chefs de projet, mais en parallèle mon travail portait essentiellement sur de la réflexion stratégique et du media planning.

Pauline : Au rectorat, l’accueil s’est très bien passé. Je travaillais au service communication avec trois autres filles : la chargée de com, l’assistante et la webmestre. Elles m’ont très vite intégrée et m’ont considérée comme un membre à part entière de leur équipe. J’avais été recrutée en tant que community manager, je travaillais donc plus particulièrement avec la webmestre et étais chargée de la mise en place d’une stratégie digitale et du développement des réseaux sociaux de l’académie.

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Hélène – rapport d’événement

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Céline – street marketing

Que tirez-vous de cette expérience ? La conseillerez-vous ? Avez-vous une anecdote particulière à partager ?

Céline : Ce voyage est une pure merveille, bien que cela soit en partie du au fait que j’y sois allée avec Hélène, une excellente amie, réunionnaise de confession. Je ne peux que conseiller ce genre d’expérience ! J’en tire une grande curiosité sur la culture réunionnaise, un stage lourd d’apprentissage et des souvenirs à faire pâlir d’envie Indiana Jones !

Une anecdote est difficile à choisir, peut ­être celle qui parle de notre rencontre avec un « yab » des hauts (créole blanc) à Cilaos qui nous a amenées dans un bar d’arrière boutique pour partager un rhum goyavier ensemble (gros verre et rhume pur)…il était 8h du matin.

Hélène : Je recommande vivement cette expérience bien sûr, c’est une formidable occasion d’observer l’évolution des pratiques communicationnelles dans un contexte insulaire ; les usages prennent des formes souvent inattendues, et les étudier permet d’avoir du recul sur celles de la métropole, en changeant notre manière d’appréhender nos métiers.

Pauline : Je garde un très bon souvenir de cette expérience à la Réunion. Je pense qu’il est indispensable de partir, de bouger, voyager, et les études sont une excellente occasion pour en profiter.

Pour la petite anecdote, l’île de la Réunion abrite un des rares volcans au monde encore en activité : le piton de la Fournaise. Il s’est réveillé plusieurs fois lors de mon séjour, et un soir du mois de mai, après notre journée de travail, nous décidons avec Hélène et Céline de partir voir ce phénomène naturel exceptionnel. Après de longues heures de voiture, nous sommes obligées de laisser celle-ci et de terminer à pied (environ 1h45 de marche) pour rejoindre le point de vue, où nous espérons en prendre plein la vue ! Des dizaines de personnes avaient fait le déplacement comme nous, munies de lampes frontales et de couverture de survie pour se protéger du froid glacial. Ce fut complètement raté, puisque le ciel s’est couvert et que la pluie a doucement commencé à tomber au moment où nous sommes arrivées (vers minuit). Demi tour, c’était reparti pour 1h45 de marche et 2h de voiture avant de rejoindre nos lits à 5h du matin et commencer une nouvelle journée de stage quelques heures plus tard !

En bref, si vous souhaitez partir pour votre stage, c’est le moment ! Céline, Hélène et Pauline en ont tiré que du positif. Nous ajouterons quelques conseils :

    • Bien choisir sa destination.
    • Choisir une structure qui vous plaise.
    • Préparer tout les éléments “logistiques” : avoir trouver un logement, se renseigner sur le coût de la vie et sur les conditions de travail (horaires…).
    • Profiter ! Malgré le stage, vous pouvez avoir des moments qui vous permettent de partir à la découverte de la région/du pays d’accueil.

 

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Céline, Pauline et Hélène